Faire de l’espoir un langage de soin.
ce qui existait
Une expertise rare. Une façon de soigner déjà très claire. Une marque encore à construire.
La Fondation Sensolia réunit des professionnelles spécialisées dans l’accompagnement des filles et des femmes vivant avec une excision ou à risque d’en subir une.
Sensolia est née à la rencontre de deux regards complémentaires : celui qui prend soin du corps et celui qui accompagne la parole, le vécu et les chemins propres à chaque femme.
Leur posture était déjà définie : écouter, soigner et accompagner sans victimiser, sans juger, et en laissant chaque femme au centre de son propre parcours.

ce qui ne tenait plus
Le sujet semblait imposer son propre langage.
Dans les communications entourant l’excision, la gravité de la pratique prend naturellement beaucoup de place : dénonciation, urgence, violence, vulnérabilité, reconstruction.
Tout cela est réel.
Mais pour Sensolia, commencer par le traumatisme aurait aussi signifié définir les femmes par ce qu’elles avaient subi.
La Fondation voulait pouvoir reconnaître cette réalité sans reproduire ce regard.

ce que nous avons compris
La douleur devait être reconnue.
Elle ne devait pas devenir leur identité.
La femme devait rester au centre du langage de Sensolia — dans sa dignité, son individualité, sa vie et ce qu’elle peut encore devenir.

ce que nous avons choisi
Un signe qui parle de ce qui vient après.
Plume, perle, huître, lotus : plusieurs symboles ont été explorés.
La libellule a finalement porté ce que nous cherchions à exprimer : transformation, adaptabilité, réalisation de soi.
Dessiné dans une ligne continue, le signe devient aussi un fil — quelque chose qui relie plutôt qu’il n’enferme.

La gravité n’avait pas besoin de noir pour être prise au sérieux.
La palette devait pouvoir tenir plusieurs émotions : rassurer, encourager, accueillir — et savoir aussi se faire plus ferme lorsque le sujet l’exige.
Le prune porte les messages plus graves.
Le beige apaise.
Le jaune introduit la lumière, l’espoir.

Nous avons écarté un motif explicitement afro pour ne pas réduire une population diverse à un code culturel générique, ni associer l’excision à une identité culturelle. La marque devait partir des femmes et du soin, pas d’une représentation de leurs origines.
ce qui a pris forme
Un système capable de tenir la même posture partout.
Une identité visuelle construite autour de la libellule, d’une palette douce mais suffisamment nuancée pour porter des messages de gravité, d’espoir ou d’accompagnement, et d’un langage graphique fait de lignes, de courbes et de formes organiques.

Cette identité s’est prolongée dans un premier site web pensé pour orienter selon le besoin : chercher de l’aide, comprendre, contribuer.

ce que cela a changé
La Fondation disposait désormais de sa propre voix, de son propre territoire visuel et d’un site capable d’orienter les personnes selon ce qu’elles venaient chercher.
Le système avait aussi été préparé pour les réseaux sociaux.

